Le truisme de l'informatique, " à données inexactes, résultats erronés ", s'applique
tout aussi bien au
SIG
et aux
analyses spatiales.
Pour l'analyse des risques maritimes, la qualité des sources des données varie considérablement.
D'une part, certains trafics de bateaux ont été simulés sur la base du
SIG
ou de pistes radar, les deux sources fournissant des données exactes sur l'emplacement
des bateaux pendant une période quasi continue. D'autre part, les données d'enquête
sur les plaisanciers servent à estimer la fréquence et l'emplacement approximatif
de ce type d'activité.
Les chercheurs du groupe MARIN sont très scrupuleux dans la conservation des registres
(metadonnées)
sur les sources des données, leur exactitude relative, les hypothèses et les
processus utilisés pour élaborer les données. Certaines de ces procédures sont
complexes, combinant des méthodes automatisées et semi-automatisées de vérification
et de validation des registres et des domaines dans les bases de données. Pour les
analyses spatiales en particulier, des écarts mineurs au niveau des renseignements
relatifs à l'emplacement peuvent parfois se transformer en de grosses erreurs dans
les résultats de l'analyse, d'où le besoin de méticulosité dans l'élaboration des
données. Sous la rubrique générale du
nettoyage des données,
nous avons inventé le terme
géonettoyage
pour décrire les processus par lesquels les données sur l'emplacement
(telles que la latitude/longitude) sont vérifiées et corrigées.
|
