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Les incidents consistent généralement en des événements imprévus et indésirables,
surtout ceux qui entraînent des dommages ou des préjudices et pour lesquels une
assistance est habituellement nécessaire. Les dommages ou les préjudices peuvent
être subis par des individus, des biens et/ou l'environnement.
Trois
Centres de coordination conjointe des opérations de sauvetage (JRCC)
gérés par la
Garde côtière canadienne
et le
ministère de la Défense nationale,
et situés à Victoria, Trenton et Halifax se chargent de coordonner les interventions
dans le cadre des accidents maritimes, comme le montre la figure ci-dessous.

L'une des principales sources d'information sur les incidents est la base de données de
recherche et sauvetage
de la Garde côtière canadienne, appelée
SISAR.
Pour chaque incident, la base de données
SISAR
fournit des détails sur la position, le moment et le type de bateau qui a été secourue, ainsi
que sur de nombreux autres facteurs entourant l'événement.
La figure ci-dessous montre la répartition spatiale des incidents extraits de la base de données
SISAR
pour une année précise. La plupart des incidents de la base de données
SISAR
sont des accidents, tels que les collisions, les chavirages ou les hommes à la mer. Cela étant,
SISAR
contient également des registres d'incidents qui ont nécessité de l'assistance sans pour autant
être considérés comme des accidents, car n'étant liés à aucun danger ou préjudice imminent.
Par exemple, un bateau en panne de carburant et en dérive peut solliciter l'aide de la Garde
côtière, mais il ne présente ni danger ni menace imminent pour aucune personne ou aucune
chose concernée.

En ce qui concerne les grandes urgences médicales à bord des bateaux, un transport rapide vers un
établissement de santé est parfois nécessaire et relève de ce qu'on appelle l'assistance humanitaire.
Même si ce type d'incident ne cause généralement pas de dommages aux bateaux, la répartition
spatiale des navires combinée au nombre de personnes à bord détermine l'ampleur de
l'exposition
pour ce type d'événements.
Il existe plusieurs autres types d'incidents liés au trafic maritime qui ne relèvent pas du
domaine de la
recherche et sauvetage
et qui ne sont par conséquent pas souvent présents dans la base de données
SISAR
Ces types d'incidents n'en requièrent pas moins un suivi et/ou une assistance. Quelques
exemples en sont:
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Les déversements d'hydrocarbures: spatial maritime traffic analysis
l'analyse spatiale du trafic maritime peut servir à identifier les zones présentant, de par
l'expérience, un risque élevé de déversement de pétrole. Bien que les événements catastrophiques
tels que le
Exxon Valdez grounding
hfrappent le plus l'imagination populaire, l'effet cumulatif des petits
déversements causés par des bateaux de tous les types et de toutes les tailles
a une importante incidence négative sur l'environnement.
- Les évacuations des eaux de ballast:
le mouvement intercontinental des navires favorise le transport de micro-organismes
(phytoplancton et zooplancton) dans l'eau de ballast qui est ajoutée dans les réservoirs
ou évacuée pour stabiliser le bateau. L'introduction de ces espèces étrangères dans un
environnement cause des ravages dans l'écosystème. Un exemple bien connu est celui de la
prolifération, dans les Grands Lacs, de
moules zébrées
venues d'Europe. Une autre source de préoccupation est que les eaux de ballast peuvent
contenir des polluants.
- Les collisions avec les baleines:
il s'agit d'une grande source d'inquiétude, en particulier dans les régions où les baleines
se rassemblent à proximité des bateaux, en ce qui concerne surtout certaines espèces
menacées telles que la
baleine noire de l'Atlantique nord.
Les modèles de trafic de RAMÉR ont été utilisés pour aider à formuler des stratégies visant à
résoudre cette situation (prévention de la collision avec les baleines).
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