Tuesday 18 June 2013

Incidents

Les incidents consistent généralement en des événements imprévus et indésirables, surtout ceux qui entraînent des dommages ou des préjudices et pour lesquels une assistance est habituellement nécessaire. Les dommages ou les préjudices peuvent être subis par des individus, des biens et/ou l'environnement.

Trois Centres de coordination conjointe des opérations de sauvetage (JRCC) gérés par la Garde côtière canadienne et le ministère de la Défense nationale, et situés à Victoria, Trenton et Halifax se chargent de coordonner les interventions dans le cadre des accidents maritimes, comme le montre la figure ci-dessous.

L'une des principales sources d'information sur les incidents est la base de données de recherche et sauvetage de la Garde côtière canadienne, appelée SISAR. Pour chaque incident, la base de données SISAR fournit des détails sur la position, le moment et le type de bateau qui a été secourue, ainsi que sur de nombreux autres facteurs entourant l'événement.

La figure ci-dessous montre la répartition spatiale des incidents extraits de la base de données SISAR pour une année précise. La plupart des incidents de la base de données SISAR sont des accidents, tels que les collisions, les chavirages ou les hommes à la mer. Cela étant, SISAR contient également des registres d'incidents qui ont nécessité de l'assistance sans pour autant être considérés comme des accidents, car n'étant liés à aucun danger ou préjudice imminent. Par exemple, un bateau en panne de carburant et en dérive peut solliciter l'aide de la Garde côtière, mais il ne présente ni danger ni menace imminent pour aucune personne ou aucune chose concernée.

En ce qui concerne les grandes urgences médicales à bord des bateaux, un transport rapide vers un établissement de santé est parfois nécessaire et relève de ce qu'on appelle l'assistance humanitaire. Même si ce type d'incident ne cause généralement pas de dommages aux bateaux, la répartition spatiale des navires combinée au nombre de personnes à bord détermine l'ampleur de l'exposition pour ce type d'événements.

Il existe plusieurs autres types d'incidents liés au trafic maritime qui ne relèvent pas du domaine de la recherche et sauvetage et qui ne sont par conséquent pas souvent présents dans la base de données SISAR Ces types d'incidents n'en requièrent pas moins un suivi et/ou une assistance. Quelques exemples en sont:

  • Les déversements d'hydrocarbures: spatial maritime traffic analysis l'analyse spatiale du trafic maritime peut servir à identifier les zones présentant, de par l'expérience, un risque élevé de déversement de pétrole. Bien que les événements catastrophiques tels que le Exxon Valdez grounding hfrappent le plus l'imagination populaire, l'effet cumulatif des petits déversements causés par des bateaux de tous les types et de toutes les tailles a une importante incidence négative sur l'environnement.
  • Les évacuations des eaux de ballast: le mouvement intercontinental des navires favorise le transport de micro-organismes (phytoplancton et zooplancton) dans l'eau de ballast qui est ajoutée dans les réservoirs ou évacuée pour stabiliser le bateau. L'introduction de ces espèces étrangères dans un environnement cause des ravages dans l'écosystème. Un exemple bien connu est celui de la prolifération, dans les Grands Lacs, de moules zébrées venues d'Europe. Une autre source de préoccupation est que les eaux de ballast peuvent contenir des polluants.
  • Les collisions avec les baleines: il s'agit d'une grande source d'inquiétude, en particulier dans les régions où les baleines se rassemblent à proximité des bateaux, en ce qui concerne surtout certaines espèces menacées telles que la baleine noire de l'Atlantique nord. Les modèles de trafic de RAMÉR ont été utilisés pour aider à formuler des stratégies visant à résoudre cette situation (prévention de la collision avec les baleines).